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La Diététique
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Pour le Naturopathe, la diététique et l'alimentation sont primordiales. C'est une
affaire de bon sens et d'observation de la nature. Bien sûr, ce thérapeute devra connaître chaque individu et
parfaitement recenser les besoins. Mais la Diététique c'est également le respect du rythme des saisons.
Ces notions sont beaucoup plus importantes qu'un simple comptage mathématique des apports.
C'est pourquoi nous y consacrons un large développement.
Voici, les thèmes que nous y aborderons :
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La Diététique en Naturopathie
La qualité alimentaire et les associations correctes des aliments entre eux viennent compléter cette démarche qui est
un des piliers de la naturopathie. Evoquer un ... " régime " induit souvent une notion restrictive.
Parler de " réforme alimentaire " convient mieux. On y voit un changement, lent mais durable,
qui doit permettre à chacun de trouver le mode alimentaire qui lui correspond le mieux. Avant même d'envisager un changement,
nous devons faire l'inventaire de nos habitudes alimentaires quotidiennes et évaluer l'état d'esprit dans lequel nous nous
trouvons sur le plan psycho-émotionnel. Ne modifier que l'alimentation sans essayer de remonter aux véritables causes qui
perturbent notre comportement, mène bien souvent à l'échec.
Quelles questions peut-on se poser pour mener à bien cet inventaire de nos habitudes ... ?
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Quelle est la tendance générale de notre alimentation ? |
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Quels aliments dominent lors de nos repas : glucides, protéines, graisses, laitages, légumes, crudités, ...? |
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Comment sont répartis nos repas dans une journée ? |
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Quelles sont les quantités consommées pendant ces repas ? |
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Mangeons-nous toujours avec plaisir ? |
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Nos repas tiennent-ils compte des saisons, des lieux où ils sont pris ? |
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Par quelles saveurs sommes nous attirés : salées, sucrées, acides, amères, épicées ? |
Il y a là matière à mieux évaluer la qualité et la pertinence de nos choix en matière d'alimentation.
Mais avons-nous vraiment le choix ?
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Cerveau et Alimentation : Désir - Plaisir - Raison
Il y a deux notions fondamentales de notre comportement face à l'alimentation :
D'abord le désir et le plaisir, ce n'est qu'ensuite que la raison peut nous aider à gérer les situations difficiles face aux déséquilibres alimentaires.
Ces aspects de notre fonctionnement trouvent leurs origines dans ce que l'Homme posséde de plus profond et de plus ancien eu égard à
l'évolution de l'humanité :
Le cerveau. Il se compose de trois parties :
1- Le plus profond, appelé " cerveau reptilien ou archaïque ". De là viennent nos pulsions,
nos désirs, nos envies, nos comportements liés à la notion de survie dans la société.
Le mauvais côté de cette partie du cerveau, c'est qu'elle est incontrôlable : les envies, les pulsions se manifestent
en dehors de notre volonté et aucun apprentissage n'y est possible.
2-Une autre partie, intermédiaire, du cerveau, appelée " cerveau limbique ", est liée
aux notions de plaisir ou de déplaisir. Ici "résident" les émotions, " j'aime, je n'aime pas, c'est bon,
c'est mauvais ", et, en faisant jouer notre expérience, nous allons apprendre et pouvoir choisir. Mais la force du cerveau
précédent, archaïque, fait qu'il nous est... souvent difficile de résister, malgré l'expérience acquise, ce
qui peut expliquer nos erreurs alimentaires répétées.
3- Reste le cerveau supérieur, appelé " cerveau cortical ", où nous trouvons le siège
de la réflexion. Mais ici il n'y a pas, l'énergie, le moteur de nos actions ou de nos comportements. Cette
partie du cerveau analyse, informe, propose, invente, synthétise. Il nous permet de réduire la charge émotionnelle et de
calmer nos impulsions. Nous maîtrisons ainsi les effets pervers des situations qui engendrent
bien souvent des désordres dans nos comportements alimentaires.
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La Règle des 60-20-20 ou des 5 x 20
La règle des 60-20-20 propose une répartition, en pourcentage, des glucides et protides,
en divisant ces dernières en protéines animales et végétales.
La répartition idéale dans une journée est :
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60 % de glucides, |
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20 % de protéines animales, |
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20 % de protéines végétales. |
On s'aperçoit ici que l'aliment végétal domine et qu'il correspond à 80 % de la ration pour 20 % d'origine animale.
En saison chaude, on peut réduire les apports en protéines animales à 10 % et augmenter les apports en glucides,
notamment fruits, crudités, à 70 %, ce qui donnera une formule de type 70-10-20.
Pendant la saison froide, l'apport en protéines végétales peut être augmenté jusqu'à 40 % en réduisant les apports
en glucides, ce qui donnera la formule 40-20-40.
Cette formule n'étant pas figée, on peut l'écrire autrement, ce qui donnerait: 5 x 20, soit :
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20 % de légumes crus (crudités, salades), |
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20 % de légumes cuits (feuilles, racines), |
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20 % de fruits frais ou de fruits secs (trempés), |
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20 % de protéines animales : poisson, œuf, viande, volaille, laitages, |
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20 % de protéines végétales : céréales (3/4) avec des légumineuses (1/4), soja et ses dérivés, oléagineux, algues. |
Les lipides s'intègrent naturellement par les apports, en
oléagineux (huiles ou graines) et produits animaux: laitage, beurre, œuf, viande et poisson. Afin de couvrir nos besoins
en acides gras insaturés (végétal et poisson), il faut consommer en moyenne l'équivalent de 3 à 4 cuillères à soupe par
jour d'huile végétale, ou moins si l'on consomme du poisson gras ou des graines oléagineuses.
Il est recommandé, au début, de peser les aliments pour se rendre compte de ce que représentent ces pourcentages.
Nous consommons chaque jour en moyenne 1,4 kg de nourriture pour un sédentaire et 2,5 kg pour un actif.
Bien souvent, ces quantités sont largement dépassées et sont trop importantes par rapport à nos besoins.
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Une consommation normale pourrait être :
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Chez le sédentaire
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Type d'aliment
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Chez l'actif
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280 grammes
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Légumes crus
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500 grammes
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280 grammes
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Légumes cuits
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500 grammes
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280 grammes
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Fruits frais ou fruits secs
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500 grammes
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280 grammes
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Protéines animales : poisson, oeuf, viande, volaille, laitages
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500 grammes
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280 grammes
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Protéines végétales : céréales (3/4), associées aux légumineuses (1/4), soja et ses dérivés, oléagineux, algues
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500 grammes
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1400 grammes
1,4 Kg.
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Total
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2500 grammes
2,5 Kg.
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Il faudra évidemment adapter cette règle à l'anatomie et à l'activité et à la physiologie de chacun : enfance, adolescence, convalescence, grossesse, allaitement, travail sédentaire, travail physique,
mais également en fonction des saisons.
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La chronobiologie
Respecter le rythme des saisons, c'est se fondre dans l'harmonie naturelle et suivre au mieux le mouvement
énergétique auquel l'Homme s'est adapté depuis des millénaires. Depuis un siècle ou deux, nous tentons de
maîtriser ces rythmes en cultivant des aliments très variés tout au long de l'année (les tomates en hiver !),
et en menant nos activités à l'encontre de ces rythmes. Ainsi, l'hiver est un moment de repos, les animaux,
comme les végétaux, se replient et récupèrent, alors que nous travaillons intensément. L'été, c'est le moment où
tout est prêt à être récolté, nous voyons grandir les plantes et les animaux. Nous devrions faire le plein de
vitalité et travailler, comme le faisaient nos ancêtres, dans les champs au moment des moissons. C'est le
contraire qui se produit, nous prenons des vacances ! Il n'est pas étonnant ensuite que l'automne et l'hiver ne
nous soient plus très favorables. Même si les temps changent, même si notre société moderne nous permet de
profiter encore plus des loisirs et d'un bien-être souvent illusoire, il serait plus raisonnable de revoir nos
rythmes de vie. L'homme a sa place dans la nature, dans son environnement et même s'il le modifie depuis toujours
et qu'il tente de le modeler à l'image de ses aspirations et de ses besoins, il est des lois immuables qu'il
doit respecter.
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Respecter le rythme des saisons c'est :
Au printemps
Préparer l'organisme a la venue de l'été avec une activité modérée
nettoyer son organisme (drainage et monodiete) consommer par exemple :
- des legumes verts - des graines germées
- des céréales comme le blé, le millet
- des poissons semi - gras
- de la viande d'agneau (pour les consommateurs de viande)
En été
Avoir une activité intense aux moments de la journée ou cela est plus possible: matin, fin de journée et
soirée.
reconstruire ses réserves, consommer des aliments riches en vitamines :
- des crudités, salades, fruits bien murs
- des céréales comme l'orge, le seigle, le riz, le quinoa.
- des poissons maigres
- des viandes blanches ou des volailles
- des huiles vierges
En automne
Avoir une activité qui peut être encore importante, mais qui prepare à l'hiver.
nettoyer l'organisme et se désintoxiquer (2ème période de l'année ou cela est possible.)
consommer des aliments plus riches en mineraux :
des légumes fruits (courgette - potiron - aubergine) et des fruits de saison (raisin - baies - châtaigne).
- des céréales comme le riz - le maïs
- des poissons semi - gras
- de la viande comme le veau
En hiver
Ralentir ses activités, prendre des vacances pendant les mois de décembre et janvier.
reconstruire ses réserves, consommer des aliments riches en minéraux, protéines, acides gras
(un peu d'acides gras saturés dans les contrées froides)
- des légumes racines et feuilles (pomme de terre - patate douce - carotte - betterave - choux).
- des fruits secs - oléagineux - amylaces (châtaigne - banane)
- des céréales : épeautre - avoine - sarrasin avec des légumineuses : lentilles - pois - feves - soja.
- des poissons gras
- des laitages et des fromages avec modération
- de la viande de boeuf
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Groupes sanguins et Alimentation - Découvertes récentes
le Dr. PETER J. d'ADAMO, reprenant les travaux de son père James d'ADAMO,
naturopathe D.N. , établit une théorie basée sur l'alimentation et les groupes sanguins.
Cette hypothèse énoncée dans les années 70, fut vérifiée quelques années plus tard.
Grâce à l'anthropologie et la biologie, il a été possible d'établir la chronologie de l'apparition des groupes sanguins au
cours de l'évolution de l'Homme. Ainsi, le premier groupe apparu sur terre, est le groupe 0 (comme Origine).
Cet Homme, chasseur et cueilleur, présente une grande capacité d'adaptation et se nourrit de plus en plus de
viande, ce qui fait dire à d'ADAMO, que ce groupe, encore aujourd'hui, est l'un de ceux qui supporte
le mieux les protéines animales. Mais il devrait consommer modérément des céréales et des légumineuses. Sur le
plan comportemental, le groupe 0 aurait tendance à être autonome, meneur et assez solitaire.
Puis l'Homme se fixa et cultiva la terre, et le groupe A (comme Agriculteur) apparut entre 40 000 et 10 000 ans avant J.C. La tendance naturelle de ce groupe est au végétarisme,
riche en légumes, céréales, légumineuses avec diminution des protéines animales. Le groupe A est
plutôt sociable, communicant, avec un besoin d'échanges.
Plus tard, entre 10 000 et 3 500 avant J.C., apparu le groupe B, chez les pasteurs nomades de l'Asie.
L'alimentation devient plus équilibrée, omnivore, avec une capacité d'adaptation plus grande que les autres
groupes et une consommation plus importante de laitages, due à leur condition. Sur le plan
comportemental, le groupe B est adaptable, équilibré et capable d'inventer, de créer, il aime se déplacer, c'est
un peu le nomade. Enfin, entre 900 et 500 avant J.C., apparaît le plus récent, le groupe AB.
Il peut manger de tout, mais sans excès, son système immunitaire est bon, mais il doit se méfier de ne pas être
pris en défaut. Ce groupe assez rare, est résistant, actif et adaptable, reflet des qualités nécessaires à la
survie de l'Homme moderne.
L'approche par les groupes sanguins est très enrichissante: Elle permet de compendre pourquoi certaines
personnes peuvent mieux supporter des aliments carnés que d'autres, ou pourquoi
les laitages et les fromages sont moins bien tolérés par certaines personnes. Cela remet en question l'idée que
la viande et les laitages sont systématiquement à réduire, voire même à bannir. Ici encore, l'intuition,
l'écoute des besoins doivent être pris en compte pour mener au mieux un changement dans les habitudes alimentaires.
Nous conseillons vivement, à ceux qui s'intéressent à cette question, de lire le livre d'ADAMO, qui va beaucoup
plus loin dans les aliments compatibles, neutres ou incompatibles avec chaque groupe sanguin.
" 4 groupes sanguins - 4 régimes " (éd. Michel LAFON).
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Méthodes de cuisson
Faut-il cuire nos aliments..?
Si on " écoute " la nature, les aliments devraient être consommés tels qu'elle nous
les " livre ". L'homme, s'est aperçu, au cours des âges, que la cuisson favorisait peut-être
la digestion de certains aliments. Le feu lui a permis aussi d'éviter des troubles digestifs graves,
la cuisson permettant d'éliminer certains germes. L'organisme de l'homme s'est adapté. Aujourd'hui il est
nécessaire de cuire des aliments comme les céréales, ou les féculents
(pomme de terre, igname, patate douce) qui seraient mal digérés autrement.
D'un point de vue énergétique, le feu étant de nature yang, permet d'atténuer un excès de yin dans certains
aliments crus, notamment ceux qui contiennent beaucoup d'eau.
Néanmoins, on constate que plus les aliments sont consommés crus, plus ils gardent leur vitalité, les vitamines
et les oligoéléments.
Le plus souvent, il est préférable de manger cru ou légèrement cuit,
" al dente " comme disent les italiens. C'est d'ailleurs ainsi que ce fait la cuisine extrême-
orientale, les légumes restent très souvent croquants car le « passage par le feu » a été très court.
La cuisson détruit rapidement les vitamines, entre 60° pour la vitamine C et 100° pour les
autres, tandis que les oligoéléments et les minéraux voient leur structure modifier à partir de 100°.
Si la cuisson est faite dans l'eau et que celle-ci soit jetée ensuite, il y aura eu dilution et perte
d'une partie importante des minéraux.
Tous ces nutriments essentiels disparaissent alors de notre assiette.
En 1930, KOUCHAKOFF démontre qu'il existe un lien entre les aliments cuits et la réaction immunitaire.
Notre système immunitaire devient actif dès qu'il reçoit des aliments cuits, alors que l'organisme ne réagit
pas lorsqu'on ingère des fruits et légumes crus. En revanche, le taux de globules blancs double avec l'ingestion
d'aliments cuits normalement et quadruple avec la consommation d'aliments cuits en autoclave (cocotte-minute).
Sur une échelle de 5 à 20 : 5 est le taux normal de globules blancs. C'est le taux que l'on retrouve chez un
individu ayant consommé des fruits et légumes crus. Le taux est de 10 à 15 après ingestion d'aliments cuits et
passe à 20 quand les aliments sont cuits en autoclave.
De quoi méditer...!!
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Le lait
Le lait chez le mammifère n'est qu'un aliment du début de la vie, lorsque la mère allaite tout naturellement
son bébé. Nous sommes la seule espèce sur terre à boire le lait d'une autre espèce, qui plus est à l'âge adulte !
Pourquoi ? Cette habitude, surtout dans les pays occidentaux, de consommer autant de lait et de produits
laitiers, n'est que très récente. Le lait et le fromage ont toujours été consommés, en petite quantité,
les moyens de production étant limités et les besoins faibles. Les fromages servaient bien souvent d'aliment
d'appoint pour les périodes où il ne restait plus grand-chose à manger. Grâce à sa conservation assez longue, il
permettait à certains peuples, notamment les pasteurs, de survivre. La surconsommation de lait surtout depuis les
années 50, n'est pas étrangère au développement de certaines formes d'obésité que nous constatons de plus en plus.
En effet, le lait de vache est principalement composé de protéines (3 fois plus que le lait humain),
dont une des caractéristiques est de permettre au veau de multiplier
par cinq son poids en six mois ! Une des protéines du lait, la ß-lactoglobuline est un facteur aggravant de
l'allergie chez l'homme, le simple fait d'arrêter les produits laitiers améliore souvent notablement les états
allergiques. Par ailleurs, la richesse en acides gras saturés (70 %), inutiles pour l'homme dans de telles
proportions, augmente les apports caloriques de façon non négligeable. Enfin, les produits laitiers consommés
avec du sucre ou des préparations sucrées augmentent la part de glucides à index glycémique élevé dans la ration
alimentaire quotidienne. Bien sûr, le lait de vache est très riche en calcium et autres minéraux mais également
très riche en sodium (70 à 75 mg pour 100 gr contre 15 à 18 mg pour 100 gr pour le lait humain), ce qui n'est
pas idéal, comme nous l'avons évoqué plus haut.
Concernant le calcium, il n'est pas démontré que la consommation
de lait ou de produits dérivés serait le seul et unique moyen de maintenir un niveau nécessaire à l'organisme.
Des populations comme les Japonais, qui ne consomment quasiment pas de lait et dont les principales sources de
calcium se trouvent dans d'autres aliments, ont beaucoup moins de problèmes d'ostéoporose et nettement moins de cancers
du sein. Certains chercheurs soupçonnent le lait d'être un des facteurs de risque du cancer du sein et des ovaires,
que l'on observe moins souvent chez les peuples qui consomment moins de lait. Il y a beaucoup d'aliments riches
en calcium et qui ne présentent pas les inconvénients du lait. Bien souvent la question posée est : " par quoi remplacer le lait ? ",
mais, doit-on vraiment le remplacer, dès lors que l'alimentation est équilibrée, que les aliments
sont variés et ne sont pas raffinés ? Dans le cas où le lait reste encore un besoin, qu'il est difficile à
remplacer pour des raisons sociales, il faudra plutôt choisir des fromages et des dérivés du lait de brebis ou
de chèvre, qui présentent moins d'inconvénients. Par ailleurs, il existe des laits végétaux, notamment le lait
d'amande, le lait de riz ou d'avoine et le lait de soja (beaucoup plus agréable à consommer qu'avant), qui sont
particulièrement intéressants sur le plan nutritionnel. Une plus grande digestibilité, des acides gras polyinsaturés
et une grande richesse en minéraux en font de bons substituts au lait de vache. Normalement, la mère devrait
allaiter au moins jusqu'à quatre mois ; si cela pause des problèmes et qu'une intolérance au lait de vache est
repérée, il faudra se faire aider d'un diététicien ayant une approche alternative, capable de conseiller des
laits végétaux sous le contrôle d'un médecin compétent dans ce domaine. En Espagne, au cours de la guerre civile,
des médecins ont sauvé beaucoup d'enfants grâce aux laits végétaux, et notamment celui d'amande,
car il n'y avait quasiment plus de lait de vache. L'arrêt progressif du lait de vache et de ses dérivés, dans
la mesure où une alimentation correcte est respectée, ne peut qu'être bénéfique sur le plan de la santé.
Les déchets importants que génèrent ces aliments doivent être éliminés par l'organisme, qui sécrète inlassablement
des mucosités par le tube digestif, la langue, la peau, les bronches, le nez. Ce sont les émontoires bien connus
des Naturopathes.
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Liste de quelques aliments riches en calcium souvent bien plus assimilable que celui contenu dans le lait.
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| Pour 100 gr de :
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Calcium ( Ca ) :
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| Sésame
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1.300 mg
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| Spiruline
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920 mg
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| Choux
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429 mg
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| Sardine en conserve
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380 mg
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| Amande
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255 mg
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| Soja
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250 mg
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| Sardine fraîche
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230 mg
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| Noisette
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225 mg
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| Crevette
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200 mg
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| Figue sèche
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180 mg
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| Les Fromages
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de 180 mg à 1260 mg (Parmesan)
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| Yaourt
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150 mg
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| Lait de vache
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132 mg
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| Blé
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90 mg
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| Abricot sec
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80 mg
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| Yaourt soja
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68 mg
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| Oeuf
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54 mg
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Il est recommandé un apport quotidien de 800 mg de calcium pour un adulte.
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Mais ... en parlant de lait...! que devient la vache dans tout cela ?
Dans les années 1960-1970, elle donnait environ 2.000 litres de lait par an, et paissait tranquillement dans
nos pâturages. Aujourd'hui, une vache produit 8.000 litres de lait par an (4 fois plus), et l'objectif serait, pour
les années à venir de lui faire produire 10 à 12.000 litres par an...! A méditer !
Pour conclure nous ne saurions trop conseiller l'excellent livre du Dr. Nicolas Le Berre, édité aux Ed.
Charles Corlet - 1990, et dont le titre est très significatif : " Le lait, une sacrée vacherie ".
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Extraits d'un interview du Dr. Jean Seignalet
( Jean Seignalet était médecin immunologue à l'hopital Sain-Eloi de Montpellier.
C'était, entre autre, un éminent spécialiste de la diététique )
A la question de savoir si l'alimentation joue un rôle dans l'apparition du cancer ?
Jean Seignalet répond : " Deux cancers sur trois dépendent de l'alimentation.
Attention ! il faut distinguer les cancers héréditaires des cancers acquis. Les premiers sont liés à des anomalies
génétiques, tels certains cancers du sein ou du côlon. Par contre, les cancers acquis (près de 95 %), même si l'on
y trouve des gènes de prédisposition, sont essentiellement provoqués par certains facteurs environnementaux :
l'alimentation, le tabac, l'amiante ou les virus dans le cas du cancer du col de l'utérus, par exemple ".
Mais que pensait-il du rôle de l'alimentation dans l'apparition du cancer ?
L'alimentation moderne agit sur un organe clé, l'intestin grêle.
- Elle contient des molécules que nos enzymes ne peuvent pas dégrader. De grosses molécules d'origine
alimentaire vont donc s'accumuler dans la lumière digestive (l'intérieur de l'intestin) ;
- Elle modifie la flore bactérienne qui va devenir une flore de putréfaction. Certaines bactéries,
plus ou moins pathogènes, vont être détruites par les réponses immunitaires locales, libérant de grosses molécules
d'origine bactériennes ;
- Elle agresse la muqueuse du grêle et peut la rendre trop perméable. Dès lors, les grosses
molécules, alimentaires et bactériennes, traversent la barrière intestinale et entrent dans le sang. Elles vont
se déposer dans divers tissus et vont encrasser l'organisme. Cet encrassage empêche les cellules saines et la
matrice extracellulaire d'exercer leurs effets régulateurs sur les cellules en cours de cancérisation. D'autre part,
le processus mis en œuvre par l'organisme pour épurer le milieu extracellulaire des macromolécules qui l'encombrent
est générateur de radicaux libres. L'encrassage intracellulaire est, à mon avis, la raison principale de la
cancérisation des cellules. Certaines macromolécules étrangères vont progressivement gêner, voire bloquer le
fonctionnement de divers rouages et l'accumulation des déchets va rompre certains équilibres physiologiques.
Je reste persuadé que cet empoisonnement prolongé de la cellule finit par entraîner des altérations de l'ADN
nucléaire et par provoquer des anomalies génétiques qui conduisent au cancer.
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Les bases du " régime ancestral " du Dr Seignalet
Ce régime repose sur l'exclusion des céréales, sauf le riz, l'exclusion des laits animaux
et de leurs dérivés ; la consommation du maximum de produits crus ; l'utilisation
d'huiles de première pression à froid ; la préférence pour les produits biologiques,
enfin une supplémentation vitaminique et minérale à des doses physiologiques (identiques à celles produites par
le corps). Les céréales modernes mutées non biologiques et de surcroît cuites sont à proscrire absolument.
Le blé est à exclure en raison de la structure de ses protéines et du fait qu'il est toujours cuit ; de même pour
le maïs, l'orge, le seigle et l'avoine. Seul le
riz, resté semblable à sa forme sauvage préhistorique, est autorisé. Les laits animaux (vache, chèvre, brebis,
jument) et leurs dérivés sont à proscrire. Lait et yaourt de soja peuvent s'y substituer.
Les viandes (méfiance à l'égard du porc, de l'agneau, de la volaille et du lapin), charcuterie (jambon cru,
par exemple) et œufs doivent être consommés une seule fois par jour et de
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préférence crus, y compris les poissons (marinés dans du citron, par exemple), même si les poissons
cuits sont beaucoup moins nocifs que la viande cuite. Ces viandes
ou poissons doivent être de qualité irréprochable. Crustacés, mollusques et coquillages sont admis.
Les huiles vierges et de première pression sont recommandées, le Dr Seignalet conseille olive, tournesol, noix,
soja, onagre. Tous les légumes verts, crus ou cuits et les légumineuses cuits à la vapeur ( y compris en
autocuiseur ) ou à l'étouffé sont les bienvenus. De même, tous les fruits, les fruits
secs à consommer crus ( pas d'arachide grillée ). Sont conseillés le miel et les pollens,
ainsi que les graines germées. Choisir du sucre complet (Rapadura) mais
le consommer avec modération. Les condiments sont autorisés mais le sel doit être limité.
Les boissons riches en
sucre blanc, ainsi que la bière sont à exclure. Le vin, le café et le thé sont tolérés, mais en quantité modérée ,
Eliminer les conserves et préférer les surgelés. Eviter au maximum le cuit. Manger le plus frugalement possible.
Adapter sa consommation aux dépenses d'énergie. Un actif devra consommer + qu'un sédentaire.
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