La Gemmothérapie
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Dr. Pol Henry |
Histoire
c'est au Moyen Age à la faveur de la philosophie alchimique que l'on commença à employer les bourgeons.
Ces recherches empiriques disparurent assez rapidement, en raison, d'une part de l'imperfection des techniques
et de l'importance prise par les autres parties de plantes médicinales, connues depuis longtemps. On trouve néanmoins
mention de l'utilisation du bourgeon de peuplier séché, employé pour la fabrication de l'onguent de peuplier,
et d'un autre bourgeon bien connu, le bourgeon de sapin, frais ou séché, qui entre dans la composition de tisanes
et d'un sirop pectoral.
Vers les années 1950, le Dr Niehans se faisait connaître par l'utilisation de cellules fraîches
embryonnaires d'origine animale.
Dans les années 1970, sur la base des résultats de son collègue Niehans, le Dr Pol Henry, un médecin
belge, a étendu la méthode au règne végétal en étudiant systématiquement toute une série de bourgeons et jeunes
pousses. Il l'a appelée " phytoembryothérapie " et est, à ce titre, le père fondateur
de cette méthode thérapeutique révolutionnaire.
Suite aux travaux du Dr Pol Henry, le terme
" gemmothérapie " a été créé par le Dr Tetau qui a ainsi dénommé de façon définitive
ce nouveau domaine de la phytothérapie, aujourd'hui en plein développement.
C'est dans ce cadre qu'œuvrent de nombreux médecins et biochimistes dont certains ont eu le privilège de
travailler avec le Dr Pol Henry ,citons : le Dr R. Monsieur, le Dr Milkers,
le biochimiste J. C. Leunis.
Définition
La gemmothérapie est l'utilisation de tissus embryonnaires végétaux en croissance tels que jeunes
pousses, bourgeons frais, radicelles, préparés par macération dans un mélange eau-alcool-glycérine
pour obtenir un extrait que l'on appelle " macérat glycériné ".
Ethymologie
Le mot gemmothérapie vient du latin " gemma " qui signifie, à la fois bourgeon
et pierre précieuse qu'elle soit d'origine minérale ou organique (ambre, perle), mais se rapporte
aussi au sel tiré des mines (sel gemme) et à la résine obtenue par incision du tronc des pins.
Notons également que " gemme " est à l'origine du mot " gemmule ", qui définit la partie
sommitale de l'embryon d'une graine, (germe).
Le bourgeon présente à sa base une zone constituée de cellules qui se multiplient rapidement.
Ces zones ne meurent jamais et produisent chaque année les feuilles de l'arbre
(une seule de ces cellules embryonnaires peut, in vitro, reconstituer le végétal dans son entièreté).
Les bourgeons des végétaux contiennent toute la puissance de la future plante. Ces tissus contiennent
plus d'acides nucléiques (information génétique) que les autres tissus et renferment également des minéraux, oligo-
éléments, vitamines et facteurs de croissance divers tels que hormones et enzymes, mais surtout la sève minérale
apportée par l'arbre au printemps.
Cette thérapeutique récente constitue une véritable phytoembryothérapie
tissulaire végétale active dans la régénération, la stimulation et le drainage cellulaire, c'est à dire que
ces préparations de bourgeons sous forme de macérats glycérinés stimulent les organes d'élimination, exercent une
action drainante et aident à la désintoxication de l'organisme.
Ces tissus jeunes font apparaître de nouvelles indications et perspectives thérapeutiques inconnues jusqu'alors
dans la plante adulte. Leur action stimulante sur le système réticulo-endothélial a été mis en évidence par le test
de Halpern (également employé en allergologie).
Finalement, c' est de la phytothérapie globale. L'extrait gemmothérapique renferme tout le génie de l'arbre
dont est issu le bourgeon. Ainsi, le macérât glycériné de tilleul (tilia tomentosa) possède à la fois
les propriétés sédatives liées aux fleurs mais aussi les vertus dépuratives et diurétiques de l'aubier. Il en va de
même du bourgeon d'aubépine (crataegus oxyacantha) qui possède à la fois les propriétés médicinales du
fruit (action sur le muscle cardiaque) et celles de la fleur (rythme cardiaque).
Préparations galéniques
La forme galénique classique est le macérât 1D de la pharmacopée française.
Dans cette préparation, le bourgeon frais est mis en macération dans un mélange alcool-glycérine. Après macération
et filtration, le liquide obtenu, appelé " macérat-mère " ou encore " macérât concentré ",
est dilué 10 fois dans un mélange eau/alcool/glycérine pour obtenir le macérât glycériné 1D encore dénommé mg 1D
(ex : ribes nigrum 1D).
Le macérat-mère pharmacopée française est obtenu par macération
du bourgeon dans un mélange uniquement d'alcool/glycérine, ce qui supprime l'eau et toute son
importance dans l'extraction des principes actifs et la transmission de l'information énergétique du bourgeon à
laquelle le Dr Pol Henry accordait une grande importance.
La nouvelle méthode galénique : le macérât glycériné concentré ou macérat-mère.
Cette
nouvelle méthode utilise directement le macérât glycérine concentré (macérat-mère) et pas sa dilution Dl.
Les doses à prendre sont donc 10 fois moindres.
Parmi les avantages du macérât glycériné concentré par rapport à la 1D, notons que la quantité totale
d'alcool ingérée est 10 fois moins importante, ce qui ne peut qu'être bénéfique chez
les enfants et les personnes âgées.
Egalement le petit nombre de gouttes à compter, le faible volume de stockage
(50 ml au lieu de 500 ml !) et la facilité de réaliser soi-même la dilution dans un verre d'eau ou d'ingérer
directement le macérat-mère.
Enfin, le prix de vente public du macérat-mère est moins cher en raison de la quantité d'alcool 10 fois moindre par
flacon (50 ml à 36 % vol. contiennent la même quantité de bourgeons que 500 ml de 1D aussi à 36 % vol.).
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En résumé :
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Macérat glycériné 1D
20-30 gouttes, 3 fois par jour
50-100 gouttes, 1 fois par jour
Jusqu'à 300 gouttes par jour.
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Macérat-mère
2-3 gouttes, 3 fois par jour
5-10 gouttes, 1 fois par jour
Jusqu'à 30 gouttes par jour
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Comme on le voit, la posologie est très variable. Il est préférable de commencer par 5 gouttes et d'augmenter
progressivement la dose. Demandez toujours conseil
à votre thérapeute.
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